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L’Association Refaire l’école décide de lancer son initiative (16/01/2003)

 

La récolte des signatures devrait pouvoir commencer le 24 janvier déjà.

 

par SOPHIE DAVARIS

 

Comme attendu, l’Association Refaire l’école (ARLE) lancera son initiative "pour le maintien des notes à l’école primaire". Elle l’a décidé hier soir à l’unanimité, lors d’une assemblée générale extraordinaire qui a rassemblé une centaine de personnes dans un auditoire d’Uni Dufour. Réunis dès 20h, les participants prennent d’abord connaissance du texte peaufiné pendant trois mois par deux juristes. Quelques voix s’élèvent pour proposer de légers amendements. In fine, l’initiative acceptée propose l’adoption d’un nouvel article de loi, composé des quatre points suivants: 1) L’école primaire comprend six degrés ou années d’étude; 2) Le passage d’un degré à l’autre n’est pas automatique; 3) Les conditions de promotion annuelle des élèves sont déterminées, à partir de la 3e année primaire, par une évaluation continue, chiffrée (de 1 à 6) et certificative; 4) Les normes de promotion et les conditions d’admission des élèves sont fixées par le règlement.

En clair, l’initiative s’attaque aux deux piliers de la rénovation: la suppression des notes et la création de cycles de quatre ans en remplacement des années scolaires. Pour l’ARLE, l’évaluation chiffrée que représente la note est universelle et transparente. "Elle est compréhensible pour tous, ce qui est important dans une société multiculturelle." Tout en répondant à un besoin de l’élève, elle le prépare à la vie adulte. Quant au rythme annuel, il est préféré aux cycles de quatre ans qui, selon l’association, augmentent les inégalités, créent des lacunes irréversibles et aboutissent à une perte de repères.

A 20h35, le vote est salué par une salve d’applaudissements. Immédiatement, François Truan, président de l’ARLE et meneur du débat, avertit l’assemblée: "Attention: avant la publication du texte de l’initiative dans la Feuille d’Avis Officielle, il est interdit de recueillir des signatures. La récolte devrait pouvoir commencer le 24janvier. Je ne veux pas vous décourager. Dix mille signatures, c’est faisable. Mais il va falloir se bouger et y aller. On a quatre mois." En début de soirée, Jean Romain, ancien président de l’ARLE, s’exprimait dans le même sens: "Ça fait longtemps que l’on attend ce moment. Maintenant, il va falloir se mobiliser car le comité ne pourra pas porter seul la récolte des 10 000 signatures."

Après le vote, les débats se poursuivent. Plusieurs questions s’élèvent dans la salle au sujet de l’argumentaire qui doit accompagner la récolte des signatures. A 21h30, la partie officielle de l’assemblée est close.

 

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