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Forum sur le site web de la Tribune de Genève:
Faut-il conserver les notes à l'école ?
Voici tous les messages envoyés sur ce forum du 14 janvier au 10 février 2003 et placés par ordre chronologique sans modification. Les (...) ont été faites par le modérateur du forum.
L'Association refaire l'école (ARLE) lance à Genève une initiative «pour le maintien des notes à l'école».
Pensez-vous que les notes sont absolument nécessaires à la qualité de l'enseignement ou croyez-vous, au contraire, qu'elles peuvent être remplacées par une autre forme d'évaluation? Exprimez votre opinion.
Par Laurence le mardi 14 janvier 2003 - 13h08:
Je pense en effet qu'il est indispensable de réintroduire les notes à l'école. Une évaluation telle que proposée «a atteint les objectifs» ne représente pas grand chose. La notation est bien plus parlante tant pour l'enfant que pour les parents. Pourquoi vouloir surprotéger nos gosses, alors que dès le CO, ils retomberont dans le système de notes. Et ce système - où l'on nous note tous et toujours - continuera ensuite dans notre job. Je pense que nos «p'tiots» peuvent survivre aux notes aussi bien que nous l'avons fait.
Par Blaise le mardi 14 janvier 2003 - 15h16:
Oui, elles permettent de mieux cibler le niveau de l'enfant et ce, déjà de lui-même.
Ma cousine, qui est fraichement sortie de l'école obligatoire qui appliquait le procédé sans note, se rend compte maintenant qu'elle est en apprentissage à quel point les notes sont importantes pour sa propre évaluation!
Par shm le mardi 14 janvier 2003 - 15h31:
Ce vote est un bon exemple de notre système. Lorsqu'il y a un malaise on vote, mais pas pour resoudre le problème, pour noyer le poisson. Ne ferions-nous pas mieux de voter sur la qualité de l'instruction et de son efficacité?
Par Pascal le mardi 14 janvier 2003 - 16h48:
Mes enfants n'ont jamais eu de notes à l'école, mais un système basé sur des évaluations de couleur basée sur une échelle de 1 à 20. Ils s'en portent très bien. Je pense qu'il faudrait plutôt améliorer la qualité de l'enseignement primaire à Genève et ne pas hésiter à donner des devoirs à domicile dignes de ce nom.
Par Yves le mardi 14 janvier 2003 - 17h45:
Mes enfants de 5 et 9 ans se trouvent dans deux écoles différentes qui, toutes les deux, ne donnent pas de note chiffrée.
Cela ne signifie pas que leur travail n'est pas soumis à évaluation.
Au contraire, par le biais du classeur de liaison famille-école, nous sommes parfaitement au courant de leurs apprentissages et de leurs progrès dans les différentes branches scolaires, et cela beaucoup plus fréquemment que par le passé.
Les notes ne sont qu'un pis-aller, elles occultent une foule de renseignements autrement plus pertinents.
Par une ancienne élève qui rêve trop du passé le mercredi 15 janvier 2003 - 08h34:
Plus de notes, des devoirs «si tu veux les faire», tutoyer les enseignants, aller en classe avec sa canette de coca... Je suis abasourdie de voir combien l'école a changé! Quand je raconte à mes enfants que le matin nous étions debout devant nos pupitres à dire «bonjour maîtresse», que nous ne prenions la parole qu'après avoir levé la main et être autorisé à parler, que nous ne devions sortir du préau sous aucun prétexte, que le soir nous allions serrer la main de la maîtresse... ils me répondent «mais c'était la prison ton école!» Eh bien non, c'était une structure d'encadrement, de connaissances, de respect... Un de ces jours, on demandera directement aux gamins si l'école doit rester obligatoire! Les notes: oui mais accompagnées de plus de commentaires et surtout de phrases moins assassines que «nul», «que faire de toi?» Un peu de psychologie car un enfant peut être cassé par ces remarques... Eh oui, beaucoup de choses sont à revoir...
Par Marc Le Bris le mercredi 15 janvier 2003 - 10h34:
Je suis un instituteur français, d'âge post soixantuitard, qui ai abandonné les notes «réactionnaires» au début de ma carrière, pour les remplacer selon les modes changeantes par des lettres, des cases, des croix, des items, des évaluations formatives, des petites têtes souriantes et autres systèmes plus ou moins complexes et lisibles.
J'en suis arrivé à la conclusion, que toutes ces inventions n'évaluent absolument pas plus qu'une note, mais certainement moins. Qu'elles permettent seulement d'adapter les résultats des évaluations ministérielles aux objectifs des ministres, comme le faisaient si bien certains fonctionnaires dans «1984» de G. Orwell.
Un seul 18 sur 20 au bon moment, fait plus pour un élève, pour son autonomie, pour son intelligence, et pour toute la classe à qui elle montre l'objectif à atteindre, que toutes ces sinistres évaluations qui n'évaluent qu'elles-mêmes, et qui sont tout à fait illisibles par les parents.
Interdire les notes est un des moyens les plus efficaces d'empêcher la transmission de la culture par une nation à ses enfants. Et ce n'est pas rien. MLB
Par Danièle le mercredi 15 janvier 2003 - 11h07:
Je pense que supprimer les notes ne rend pas service à nos enfants pour l'avenir.
Egalement la suppression des «dictées». Il me semble que les bases du français sont toujours pareilles depuis des années, n'en déplaise aux réformistes! Les jeunes ne savent plus écrire. La faute à la réforme et une approche phonétique de la langue alors que tout le monde sait que le français est tout sauf cela.
Par annabelle le mercredi 15 janvier 2003 - 11h44:
Je pense qu'elles peuvent être remplacées par une autre forme d'évaluation mais en tout cas pas par le système appliqué actuellement (école Eaux-Vives en rénovation) qui évalue les enfants en fonction de s'ils ont atteint les objectifs.
Pour cela il faut vraiement connaître les objectifs à atteindre!!! Donc, malgré tout, les notes sont quand même un bon moyen de contrôle pour les parents à savoir dans quelles branches l'enfant a plus de problèmes et, donc, pour les travailler davantage.
Par Ironic Msg le mercredi 15 janvier 2003 - 14h28:
Une école sans note?
A quand le premier médecin sans diplôme?
Par jean-michel le mercredi 15 janvier 2003 - 18h46:
Si votre enfant a un problème avec son prof, sans note, comment l'enfant va-t-il s'en sortir? Il aura toujours de mauvaises appréciations alors qu'il peut être un genie!
Par Nico le mercredi 15 janvier 2003 - 19h13:
A Pascal, l'évaluation de 1 à 20 par des couleurs? Cela ressemble à la même chose que par des chiffres, non?
Comment se doter des moyens d'instruction sans une évaluation correcte des gens, surtout que je vois mal mon boss me donner mon chèque avec un sourire imprimé dessus si j'ai bien bossé ou contrairement... Et ce, jusqu'à 75 ans...
Pourquoi ne pas changer aussi les systèmes métriques? Non m'sieur l'agent, je faisais du vert-orange sur l'autoroute, vous m'imprimez un petit smiley sur mon amende?
Mais où est-ce qu'on emmène nos gamins?
Par TheLoneGunman le jeudi 16 janvier 2003 - 08h23:
Les apôtres du politiquement correct oublient que tous les parents d'élèves ne sont pas tombés dans la marmite de la potion pédagogico-magique. Par conséquent, il peut s'avérer ardu pour grand nombre de ces derniers de tirer la quintescence d'une évaluation semestrielle «jargonesque», distillée par des professionnels de la profession. En sus, tous les élèves n'étant pas, et de loin, scolaires au sens premier du mot, le système de la note a l'avantage d'être compris de tous et garantit une mesure objective de la situation de chacun. Peut-on imaginer jouer au football sur un terrain dont les dimensions, au lieu d'être tracées et connues de tous, sont communiquées oralement par l'arbitre avant la partie?
Par Carl le jeudi 16 janvier 2003 - 09h54:
Oui elles sont inutiles et les élèves n'en veulent pas.
Que chaque élève juge lui-même s'il est apte à passer au degré supérieur, ou s'il pense devoir refaire son année.
Par Nini le jeudi 16 janvier 2003 - 10h22:
Je pense que les notes permettent mieux de situer l'enfant. Pour lui, des mentions telles que «en cours d'acquisition, non acquis, etc...» sont très floues. Je suis allée à l'école en Suisse avec des notes de 1 à 6, c'était impeccable. Mes filles sont en France et sont notées de 1 à 20, ce que je trouve un peu trop «étendu».
Faisons simple, laissons les notes de 1 à 6.
Par chris le jeudi 16 janvier 2003 - 10h51:
Comment pourrait-on supprimer les notes dans certaines matières comme la dictée, les mathématiques, toutes les «sciences exactes»?
Et par quoi les remplacer? Des appréciations?
1 faute en dictée = objectif presque réalisé; 2 fautes = objectif pas tout fait réalisé 3 fautes = objectif pas réalisé mais pas trop loin quand même et ainsi de suite...
A quoi cela rime? Il n'y a rien de plus explicite que les notes... D'ailleurs nous sommes notés toute notre vie, autant commencer à s'y habituer à l'école... On ferait mieux de repenser les horaires et les vacances... Les enfants du primaire commencent trop tôt le matin à mon goût (je ne connais pas bcp d'adultes qui commencent à 8h le matin) et les vacances sont mal réparties; 2 mois en été ce n'est pas évident à gérer pour des parents qui travaillent...
Par Demain je signe le jeudi 16 janvier 2003 - 11h33:
Carl, désolé de vous contredire mais mes enfants rêvent d'avoir des notes. J'attends avec impatience de pouvoir signer l'initiative de l'ARLE.
Par Blaise le jeudi 16 janvier 2003 - 11h38:
Vous avez partiellement raison Carl quand vous dites que les élèves ne veulent plus de notes! Mais, une fois au CO et pour la suite (apprentissage et études secondaires) ils changent très vite d'avis!!
Pourquoi n'écoute-t-on pas ces anciens élèves de primaire qui une fois rentrés au CO trouvent que les notes restent le meilleur moyen d'évaluation comréhensible à tous et lors d'entretiens parents-profs on se comprend beaucoup mieux!
Mais qu'ont-ils tous ces «révolutionnaires» à vouloir impérativement changer la base de l'instruction alors que le reste de la société fonctionne encore et toujours avec des notes!!
On à des appréciations folkloriques en primaires, mais une fois au CO et pour le reste de leurs étude nos p'tites têtes blondes retournent dans le système de notes!
A vouloir trop révolutionner on finira pas créer un bordel du tonnerre!!
ABE
Par Tonio le jeudi 16 janvier 2003 - 12h00:
Il éxistait une voie médiane qui conjuguait l'évaluation et les notes. En réalité, les besoins ont changé sans le système. A l'époque, la règle voulait que les élèves soient élevés et suivis par leurs parents. Aujourd'hui les enfants passent plus de temps avec les acteurs de l'enseignement qu'avec leurs proches. Ce système favorsie l'attachement d'élèves envers leurs enseignants ce qui nuit au développement individuel, et occulte l'idée de suivre des cours avec un certain nombre d'enseignants. Donner la possibilité aux enseignants de changer de classe offre:
- Une possibilité aux parents de reconquérir leurs petits et privilégier les rapports familiaux.
- Elle favorise aussi la discution lors d'évaluations, car deux profs parlent d'un même élève, ils ne peuvent pas sous-évaluer lors du conseil d'école.
- La mise en double niveau de leur énergie favoriserait la créativité et l'intérêt de certains pour leur profession et renourait les gens avec vocation...
- Les petits qui ne se sentent pas bien avec un enseignant se soulageraient et s'intéresseraient au programme de l'autre.
Par fabrice le jeudi 16 janvier 2003 - 12h10:
Ben je vais vous dire, moi si on m'avait laissé faire ce que je voulais à l'école, à 30 ans bientôt, je serais toujours en train de construire des cabanes au fond des bois et je ne saurais pas faire la somme de 1+1. J'aurais sûrement appris à lire, pour passer mon temps dans les bd que j'adore... Laisser les enfants choisir s'ils ont le niveaux est bien utopique. Est-ce qu'à l'école primaire on se rend bien compte de l'enjeu de tout ceci pour le futur? Je reponds non. Ce sont des enfants et non des adultes. D'ailleurs les quelques personnes que je connais qui ont passé par l'école active ont dû prendre des cours de ratrapage lors de leurs passage dans le système classique pour aller au cycle d'orientation. Et oui ils ont préféré faire des cabanes au fond des bois que de faire des maths...
Par Michel GASSER le jeudi 16 janvier 2003 - 15h40:
Les notes constituent une échelle des valeurs très concrète qui permet à l'enfant de se situer avec précision, car chaque note est un point de repère. Les évaluations phrasées sont floues et beaucoup plus sujettes à interprétation qu'une note chiffrée. Au-delà de cet aspect, il est aberrant d'avoir dans le cadre de l'enseignement obligatoire deux systèmes d'évaluation. Pas de notes en primaire, des notes au CO. Sur la base de quelle logique?
Par Gilles le jeudi 16 janvier 2003 - 17h00:
Je pense que qualité de l'enseignement et système d'évaluation sont deux choses bien distinctes.
Les notes ne sont jamais qu'un système d'évaluation, comme n'importe quel autre, avec l'avantage d'être compris par TOUS aujourd'hui ou dans 50 ans, et ne prêtant pas à interpretations hasardeuses, du genre: Il se donne de la peine (Sous entendu: et il en a). Dans ce cas un 3 est bien plus expressif et indique clairement où l'effort est à fournir.
Par Malleus le jeudi 16 janvier 2003 - 18h29:
Non, les notes ne servent qu'à exacerber les différences. Elles devraient être supprimées à tous les niveaux. Et les examens aussi.
Finalement, le mieux est d'acheter son titre, sa qualification. Comme cela, chacun restera à sa place. A les moyens, ou ne les a pas!
Tout s'achète, non?
Même la Tribune...
Par alena le jeudi 16 janvier 2003 - 21h48:
Je ne peux pas bien juger de l'utilité des notes, n'ayant pas d'enfant. En tout cas, si je me souviens bien de ma propre scolarité, il me semble que ça permettait quand même assez bien de savoir si on travaillait bien ou mal. Mais je me demande si c'est bien la peine de supprimer les notes à l'école, si c'est pour les retrouver plus tard, dans la vie professionnelle! Depuis, quelque temps, la mode des évaluations annuelles, comportant une appréciation chiffrée, se répand (j'ai changé plusieurs fois de poste récemment, et je les ai rencontrées presque partout).
Par Philippe le vendredi 17 janvier 2003 - 06h56:
Impossible de supprimer les notes d'école... Il faudra de toutes façons un moyen d'évaluer les capacités des jeunes pour pouvoir combler leurs lacunes, c'est aussi un moyen de les stimuler...
Par patricia le vendredi 17 janvier 2003 - 08h48:
Ayant deux enfants, l'un doué et l'autre avec quelques difficultés, je peux dire que les notes nous aident durant le trimestre à connaître le chemin que parcourt l'enfant. Donc je suis pour que l'on garde les notes, car l'évaluation confirmée par les profs sur un semestre, n'est pas très explicite... Il suffit que le prof ne supporte pas l'enfant et c'est l'échec.
Par Isabelle le vendredi 17 janvier 2003 - 09h17:
Supprimer les notes, quelle bonne idée! Cela ne va qu'augmenter le travail des enseignants. Ayant discuté dernièrement avec l'un d'eux, voici le mode d'emploi actuel pour une évaluation.
1) Calculer le nombre de points
2) Mettre une note sur le travail
3) Se creuser la tête durant 30 min. par copie pour trouver les mots justes.
4) Effacer la note
Et le tour est joué! Comme cet enseignant me l'expliquait, c'est malheureusement la seule manière d'être certain de son objectivité. En effet, un enseignant reste un être humain.
Quant aux enfants, je me demande ce qu'ils auraient à gagner. Ils sont condamnés à retomber tôt ou tard dans un système de notes. N'est-ce pas plus déstabilisant?
Avec le système de notes, certains enseignants manquent déjà de pédagogie et rajoutent un commentaire blessant à côté de la note. Supprimer celle-ci ne laissera que plus de place pour les mots (ou faut-il dire les maux?)
Pour terminer, j'ai passé ma maturité il y a 5 ans à peine. Mais déjà des jeunes de ma classe (ayant suivi toute la scolarité à Genève) crochaient sur chaque mot en lecture et faisait de fautes de français impardonnables. Ils ont eu leur matu, tant mieux pour eux. Mais je pense que c'est inadmissible de décrocher un papier ouvrant les portes de l'université sans savoir parler, écrire et lire le français de façon convenable.
Réforme il doit y avoir, ça oui! Mais pas sur le plan que les politiques ont choisi.
N.B: je me ferai un plaisir immense de poser ma signature sur l'initiative de l'ARLE.
Par Chris le vendredi 17 janvier 2003 - 09h27:
Bonjour, je suis contre l'abandon des notes. Pour moi c'est tiré tout le monde par le fond. Déjà que le niveau des jeunes n'est pas très haut, il n'y a plus de respect et quand on les écoute parler dans la rue c'est une catastrophe. Alors s'il n'y a plus de repères, de limites, et de modèles, je ne donne pas cher de notre belle ville.
Par Nicolas le vendredi 17 janvier 2003 - 10h05:
la valeur d'une appréciation exprimée par un mot peut être appréciée différement. Le poids des mots n'est pas le même pour tout le monde. Une note sur une échelle quelle qu'elle soit, exprime clairement un niveau atteint. Quand on exprime la tempétature d'un lieu ou d'une chose, dire c'est chaud ou il fait froid ne représente pas grand chose. Dire qu'il fait -3 degrés ça oui. Noté?
Par Serge le vendredi 17 janvier 2003 - 10h53:
L'acquisition de connaissances et la tyrannie de la compétition ne vont pas ensemble. Les sources de la connaissance se sont considérablement élargies et l'école doit s'adapter, la motivation doit se fonder sur des bases qui rencontrent l'adhésion des élèves.
Par Yasmine Ammane le vendredi 17 janvier 2003 - 14h25:
Oui, il faut absolument garder les notes à l'école. C'est l'unique façon d'évaluer de façon correcte, réaliste et transparente le travail des enfants en ne laissant pas la place à l'arbitraire, l'injustice et la suspicion. Le sentiment d'injustice accable l'enfant et le conduit à la révolte et à la violence. Une note peut se justifier par un décompte de points, pas une appréciation!
Yasmine Ammane
ex-enseignante et maman
Par tobby le vendredi 17 janvier 2003 - 14h29:
Je pense qu'il est important de laisser les notes cela permet aux parents de savoir où leurs enfants en sont à l'école, les branches où ils ont des difficultés et celles où ils se débrouillent.
Il ne faut pas enlever les notes sinon les enfants seraient tentés de ne plus faire leurs devoirs à domicile ou de moins écouter lors des cours à l'école, ce qui aurait pour effet la dégradation totale de l'éducation des enfants.
Par Zsa Zsa le vendredi 17 janvier 2003 - 20h21:
VIVE LES NOTES!
Elles sont utiles et de surcroît il y a des parents d'enfants scolarisés qui ne savent pas lire, comment feront-ils pour comprendre les appréciations ?
Par pédagogie le samedi 18 janvier 2003 - 14h20:
Il ne faut pas supprimer les notes mais réformer l'enseignement des sciences à l'écoles et surtout au collège. Certains professeurs de science dégoûtent les élèves par un enseignement qui ne vise qu'à les rabaisser. Après on s'étonne que les jeunes ne s'intéressent plus à la science.
Lorsque le 3/4 d'une classe n'arrive pas à décrocher la moyenne en math (j'en faisais partie), le professeur et l'enseignement doivent se remettre en cause. De plus, la grande partie des collégiens scientifiques ne poursuivent plus leur cursus en science...
Par christine le lundi 20 janvier 2003 - 09h25:
Bonjour,
Juste un témoignage de mes enfants: unanimement ils préfèrent les notes, ils se situent mieux... Moi aussi d'ailleurs je préfère, cela semble plus clair.
Par Mimi le lundi 20 janvier 2003 - 13h15:
Les notes sont un système d'évaluation clair et rassurant pour les bons élèves, et leurs parents. C'est aussi très dévalorisant, décourageant et pénalisant pour les enfants en difficulté, ceux qui terminent l'année en décrétant: je suis nul, je suis bête, je n'y arriverai jamais. Les notes sont-elles vraiment objectives? Oui pour les mathématiques, j'en doute pour tout ce qui concerne bon nombre d'autes branches. Je suis donc plutôt contre, car les bons élèves s'en sortiront toujours, quel que soit le moyen de les évaluer. Mais les autres?
Par Patricia le lundi 20 janvier 2003 - 14h40:
Les notes donnaient une évaluation immédiate et précise du travail de l'élève. Actuellement, on évalue le travail de l'enfant par des appréciations, qui ne sont pas comprises d'une manière claire par le principal intéressé.
Expérience faite par mes deux enfants qui n'ont guère apprécié ce système. La cadette (5P) me demande souvent, pour ne pas dire toujours, de lui «traduire en notes» l'appréciation (suffisant, bien, etc). De plus, l'enseignant devrait commenter les résultats de l'enfant sur le livret scolaire... qui n'est remis que 2 fois par an... Alors: oui aux notes, sans hésitation.
Par Big Dog le lundi 20 janvier 2003 - 16h14:
Pour mon prochain triple pontage, je vais demander à être opéré par un «employé médical». En effet, de quel droit peut-on dire qu'un chef de clinique bardé de diplômes est mieux à même qu'un autre de procéder à cette opération? Ce n'est pas parce qu'il a eu la note la plus élevée que c'est le meilleur médecin! Non, fi de tout ce système dégradant, je vais juste ausculter les évaluations de la personne: s'il a atteint ses objectifs à Bac+47 avec beaucoup d'aide, je serai très confiant et remettrai ma vie entre ses mains... En plus d'être dégradant, un système d'évaluation par des notes c'est totalement dépassé! Lorsque je vais faire le plein d'essence, le pompiste me demande toujours: «Je vous en mets un peu, beaucoup ou le plein?» et je lui réponds: «Je n'ai que moyennement d'argent...». Finalement, cela sert à quoi d'être précis et universellement compris? Dailleurs, il ny a quà voir aux Jeux olympiques: il y a la médaille «a atteint ses objectifs avec facilité», puis «a atteint ses objectifs avec de laide», et encore «a atteint ses objectifs avec peine malgré laide» et finalement «na pas atteint ses objectifs malgré laide, le dopage et le reste». En plus, un cycle de 4 ans au lieu de la promotion annuelle humiliante nest-ce pas le rythme des Olympiades?
Par Gérard De Donnens le lundi 20 janvier 2003 - 16h30:
Oui à l'adhésion des élèves et oui aux notes, qui d'ailleurs n'empêchent pas une appréciation écrite. C'est plus clair, plus simple pour tous!
Par pour les notes le lundi 20 janvier 2003 - 18h39:
Pour, pour et pour les notes! J'ai fait toute ma scolarité avec des notes, et ne m'en sens pas traumatisé pour autant. Les élèves d'aujourd'hui s'en remettront très bien, tout comme la plupart des adultes qui lisent ces lignes s'en sont remis et se sont tracés un chemin professionnel. Les notes sont un repère précis, concret et compréhensible par tous, qui permet de se fixer des objectifs. De se dépasser. Et les chiffres traduisent très bien cela. L'abolition des notes n'est qu'une astuce démagogique qui tire vers le bas un niveau déjà pas très haut.
Par natou le lundi 20 janvier 2003 - 22h57:
On parlait déjà de supprimer les notes quand j'étais à l'école primaire et j'ai maintenant la quarantaine...
Mes enfants étant dans une école rénovée, sans note, mais pas sans suivi, ni sans évaluation, je suis enchantée de ce système. S'il n'y a que deux carnets par année,(je suis d'accord qu'il en faudrait plus), il y a par contre tous les 15 jours un contrat ramené par l'élève à la maison que les parents doivent signer et qui contient tous les travaux (math, grammaire, dictée, rédaction, travaux de sciences, etc) qu'il s'est engagé à faire pendant ces 15 jours avec des évaluations très précises par l'enseignant(e) de ce qu'il a compris, où il a dû être aidé, des progrès accomplis et également une évaluation par l'élève lui-même. Cette évaluation de son propre travail me paraît très important. C'est évidemment aussi quelque chose qui s'apprend et qui permet à l'élève de cibler ce qu'il n'a pas compris plutôt que de se contenter d'un 4 sur 6 (super, j'ai la moyenne...) Alors, oui à la suppression des notes et oui à une formation adéquate et à un engagnement des enseignant(e)s.
Par Big Dog le mardi 21 janvier 2003 - 09h13:
Questions à ceux qui prônent les évaluations: comment l'enseignant procède-t-il? Il doit bien y avoir une correction, une appréciation et une comparaison. Doit-il évaluer seulement l'élève? Ne doit-il pas également le situer par rapport au reste de la classe? N'est-ce pas également le moyen pour l'enseignant de vérifier si sa méthode d'enseignement porte ses fruits?
Toute ma scolarité s'est déroulée avec des notes, mais aussi avec des appréciations orales et écrites, surtout lorsque la note était en-dehors de ma moyenne (calculer une moyenne s'apprend très vite, pas de problème...) ou lorsque ma note, même en étant dans ma moyenne, différait fortement du résultat des autres de la classe.
Comment les enfants pourront-ils se comparer? Tirer parti de l'expérience de l'autre? Se motiver pour la prochaine épreuve afin de créer une dynamique favorable?
Je suis d'ailleurs très sceptique quant à la capacité des enfants à «s'évaluer» eux-mêmes, surtout en l'absence de notes (a-t-il réussi ou pas?), alors qu'ils ne maîtrisent de loin pas les nuances du langage et de l'orthographe!
Une évaluation par l'enseignant et l'enfant tous les quinze jours; c'est très bien, mais compte tenu du temps nécessaire pour établir une évaluation digne de ce nom, de trouver les mots qui expriment l'appréciation (les parents doivent comprendre le message, le non-dit, l'allusion, la double négation et j'en passe), je me demande bien si l'enseignant a encore le temps d'enseigner et l'enfant d'apprendre entre 2 évaluations!
Par Prof le mardi 21 janvier 2003 - 15h49:
Les enseignants ne sont que rarement objectifs. Ce sont des êtres humains, donc leurs sentiments personnels voilent toute appréciaton. Avec les notes ce problème ne se pose pas. C'est juste ou faux pour la plupart des matières. Quand un élève a compris une matière, il obtient une bonne note. On peut être un enfant perturbé ou perturbant et être intelligent!!
De plus il existe beaucoup de parents qui ne parlent pas ou mal le français. Comment peuvent-ils savoir où se situe leur enfant?
Par Pour la rénovation le mardi 21 janvier 2003 - 19h40:
Il est dommage de ne retenir de la rénovation que la suppression des notes. Pas de note ne veut pas dire pas d'évaluation, pas d'apprentissage, pas d'exigence. Il me semble que le maintien ou non des notes occulte tout le débat (dépassé?) sur la rénovation de l'école primaire.
Si, dans une dictée, un élève fait une faute ou deux ou trois, le fait de lui mettre 5.5 ou 5 ou 4.5 est-il plus clair que de souligner les fautes? De même, dans un exercice, s'il y a 8 réponses justes sur 10 questions, ou 5 réponses justes sur 10 questions, en quoi le fait de mettre 5.5 ou 3.5 est-il plus clair? Par contre, souligner et expliquer où les erreurs ont été commises me paraît nettement plus «formateur» et utile.
Ayant un enfant qui a commencé sa scolarité dans une école «classique» et qui, suite à un déménagement, a intégré une école primaire rénovée, nous sommes enchantés de ce changement et les autres parents d'élèves avec qui j'ai discuté également.
Par Karl le mardi 21 janvier 2003 - 22h05:
Voilà un bien mauvais souvenir.
Les notes.
Et la TERREUR qui allait avec.
Je n'étais pas particulièrement mauvais, mais le poid des notes me faisait toujours peur. Mes parents à l'époque ont tout fait pour me rassurer, mais ce jugement me faisait froid dans le dos.
Cette peur que m'inspirais ces notes m'a fait rater bien des tests, alors que j'avais compris et que j'étais plutôt doué.
J'ai mis plusieurs années à comprendre comment il fallait faire. Etre très bon au premier contrôle, puis je pouvais glander, ou m'intéresser à d'autres sujets. Pas de problème car j'avais la moyenne.
Bref, ce système ne m'a pas vraiment favorisé. Alors, je ne pleurerai pas une seconde sa disparition.
Les bons, de toute façon, continuront à être bons et les autres certainement mieux soutenus, arrêteront de juger et de condamner, et feront de la prévention à la place.
Par Chatelain le mercredi 22 janvier 2003 - 10h08:
Oui! Changer? Pourquoi pas, dans un but d'amélioration; là, ce n'est pas le cas!
Par tourdepise le mercredi 22 janvier 2003 - 13h26:
L'évaluation formative est le moyen le plus compliqué de mettre des notes à la tête du client.
Elle a par contre un très gros avantage, c'est d'empêcher les parents de comprendre quoi que ce soit à l'évaluation qui est faite par le maître.
Par Blaise le mercredi 22 janvier 2003 - 13h32:
A «Pour la rénovation».
Pas mal votre point de vue «formateur», mais je suis moniteur et j'encadre des jeunes de 12 à 18 ans, et depuis que ces diverses réformes ont été mises en pratique, entre le français et les maths il y a de quoi se poser des questions!
Je constate que ceux qui ont encore les notes sont bien plus avancés au niveau de la lecture, de l'expression orale, du calcul mental, etc...
On a déjà révolutionné le français et les maths et cela est un véritable fiasco. Alors laissons le peu qui reste encore compréhensible de tous en place!
Par Sophie le mercredi 22 janvier 2003 - 13h46:
Je pense qu'il est plus stimulant pour un enfant, quel que soit son niveau, d'avoir des appréciations et des évaluations plutôt que des notes. Ce seront le travail et les efforts qu'il fournit qui seront récompensés. Mes enfants ayant suivi toute leur scolarité primaire sous ce régime dans une école pilote, je suis ravie du résultat. Un enfant à qui l'on dit «tu devrais faire plus d'effort sur tel et tel point» aura beaucoup plus de confiance en lui qu'un enfant auquel on aura mis une mauvaise note. Et lorsque l'enfant aura fait l'effort, même s'il ne sera pas encore arrivé au résultat escompté, il se verra récompensé et encouragé dans cet effort par une évaluation positive, et il continuera dans cette voie. Tandis qu'un enfant qui passera d'un 1 à un 2 n'aura à mon avis pas du tout la même attitude et sera plutôt découragé.
Le seul problème est que le choc est souvent trop rude lors de la rentrée au cycle lorsqu'il passe au système de notes.
Par bibi le mercredi 22 janvier 2003 - 14h24:
Oui aux notes...
Mes enfants ont été quelques années dans une école en rénovation où on les a laissés aller à leur rythme...
Je vous dis pas le retard qu'ils avaient pris sur les camarades de la seconde école (qui avait des notes) qu'ils ont fréquentée ensuite...
Et le boulot qu'il a fallu faire pour remonter le courant...
L'école sans les notes, c'est une permission à la paresse... et c'est le nivellement par le bas...
Alors gardons les notes.
Par Lunette le mercredi 22 janvier 2003 - 16h20:
Les notes ou autres modes d'appréciation font partie de la réalité quotidienne et ce n'est pas un moyen discriminatoire pour les élèves en difficulté scolaire; au contraire, ce sont des moyens de stimulation.
Par TheLoneGunman le mercredi 22 janvier 2003 - 16h27:
En réaction aux messages postés sur ce forum, je me demande si la solution n'est pas de garder les notes, tout en explicitant celles-ci de meilleure manière.
La note a ceci de bon qu'elle sanctionne des faits objectifs. Or, toute la partie subjective de l'enseignement/éducation (attitude générale, enthousiasme, motivation, application, problèmes relationnels) est également importante. Je suggère donc d'additionner le système de la note d'un commentaire fouillé qui corrobore l'analyse factuelle et permet aux enfants et parents d'apprécier les correctifs à mettre en place. Ceci demandera aux enseignants d'éviter les poncifs du genre: «Se donne de la peine, en a et nous en fait» pour privilégier une communication utile et salutaire au développement de l'enfant.
Une note ne prend pas la même valeur selon que l'on est talentueux ou laborieux, elle doit impérativement être mise en relation avec le contexte qui la fait exister.
Par jean-michel le mercredi 22 janvier 2003 - 16h40:
Je vois pas en quoi le fait de mettre des notes empecherait le prof d'expliquer les erreurs que l'élève a fait. Je ne souhaite à personne de tomber sur un prof qui n'aime pas un de vos enfants, car là vous verrez ce que c'est que les appréciations et vous direz vive les notes!
Par coucou le mercredi 22 janvier 2003 - 20h04:
Certes le problème de la suppression des notes est très important et je suis entièrement d'accord avec les nombreux avis émis. Le maintien de l'évaluation chiffrée est absolument nécessaire. A une époque où l'on insiste tant sur la nécessité de donner des repères aux enfants, il est totalement aberrant de retirer aux élèves, aux parents et aux enseignants cet outil qui permet à chacun de savoir où il en est.
Mais il ne faut pas perdre de vue que l'introduction des cycles d'apprentissage est un problème tout aussi important, voire plus. Cette mesure est extrêmement dangereuse. On ne peut laisser se diluer les apprentissages sur une aussi longue période sans prendre le risque de creuser un fossé énorme entre les élèves. En renforçant ainsi les inégalités, on met en place une sélection soigneusement cachée. Ceux qui ont de la facilité scolaire, de la facilité à se structurer, qui bénéficient de l'aide de leurs parents ou de leçons s'en sortiront bien sûr. Les autres seront largués. Bien sûr, ces enfants là progresseront et les parents en seront heureux. Mais sur une période de 4 ans, comment un élève ne pourrait-il pas progresser, dans les limites de ses possibilités... On va faire croire aux parents que leur enfant est en progression, ils le seront en effet par rapport à eux-mêmes, alors qu'en réalité, ils ne satisferont pas forcément aux conditions requises à la fin du cycle.
Oui, j'en conviens, ce systême peut paraître attrayant mais il est pernicieux. Il convient à une minorité d'enfants mais voilà, pour les autres il peut se révéler catastrophique. Et l'école est publique que je sache, elle est l'école de tous et doit donc répondre au besoin d'une majorité. La minorité d'enfants dont j'ai parlé plus haut s'en accomodera très facilement, croyez-moi.
Par Anne le jeudi 23 janvier 2003 - 11h26:
Je trouve une évaluation chiffrée bien plus explicite que des points de couleur. On a passé d'une évaluation sur 6 points et à 3. C'est complétement idiot de supprimer les notes pour l'école primaire si de toute façon au Cycle, elles sont toujours présentes. Il y a de quoi déstabiliser un enfant en passant d'un système à un autre. Déjà que le passage au Cycle n'est pas une mince affaire... De plus, le nouveau système de répartitions en cycles est très dangereux et ressemble beaucoup à un nivellement par le bas. Il n'y a plus vraiment d'objectifs par année et on devra probablement attendre la 6P pour que l'enseignant-e accepte de dire qu'un enfant est en difficulté et n'a pas acquis les objectifs de fin de cycle. C'est dramatique. Un enfant qui aura collectionné les points jaunes pendant 4 ans sera considéré comme un enfant en voie d'évolution, mais ce point jaune correspond environ à un 3 ou un 4, ce qui n'est vraiment pas brillant. Il sera bien trop tard pour faire quelquechose et cet enfant traînera avec lui ce manque pour le reste de sa scolarité. Avec le nouveau système, vous n'avez que 2 «carnets» par année. Il est très difficile de prendre des mesures adéquates avec si peu d'informations. Sans parler du manque de disponibilité de certain-e-s enseignant-e-s qui rechignent à vous accorder un entretien en dehors des rencontres prévues (2 par année) pour expliquer les raisons de certains résultats. Et bien souvent ce que nous, parents, considérons comme un résultat médiocre est considéré comme normal et pas si mauvais par l'enseignant. Il y a visiblement minimisation des résultats.
Bien sûr dans la rénovation, tout n'est pas à jeter au panier. Le travail entre enseignant-e-s, et le brassage des classes (décloisonnement) sont très enrichissants et préparent bien à ce que les enfants rencontreront au Cycle et dans la suite de leurs études.
Par Mimi le jeudi 23 janvier 2003 - 12h17:
Les notes évaluent un résultat, pas la démarche pour y arriver. Je trouve cela très restrictif. En effet, ça me rappelle mon enfance. Et je n'ai pas un très bon souvenir de mes années de scolarité obligatoire; peu de réflexion, beaucoup de «par coeur». Et que reste-t-il de tout ce «par coeur»? Alors n'ayons pas trop la nostalgie de notre passé. Bon nombre d'adultes ont encore besoin du dictionnaire pour écrire une lettre officielle, et de leur calculatrice pour effectuer un calcul mental! Non, nous n'apprenions pas si bien que cela. Non, les notes ne sont pas objectives. On peut surnoter ou sousnoter un travail. Lorsqu'un enseignant évalue, la question qu'il doit se poser n'est pas seulement «c'est juste ou faux?» mais «pourquoi c'est juste ou faux»
Par Natalia le jeudi 23 janvier 2003 - 14h58:
Je ne pense pas que l'abandon des notes à l'école soit judicieuse. Elle est nécessaire pour que l'élève sache se situer par rapport à ce qu'il étudie. Personnellement, je n'ai pas de bons souvenirs de ma scolarité obligatoire, mais je sais que sans note, j'aurais sûrement été perdue, désorientée, ne sachant pas si suis à un bon niveau.
Les élèves ont besoin de se soutien psychologique, ils savent par la suite où ils en sont. D'ailleurs, je ne vois pas en quoi cela servirait étant donné que les notes sont maintenues au Cycle ainsi que dans l'enseignement secondaire. Les retirer amènerait un trouble pour les élèves et ils auront du mal à s'adapter dans les établissements où ils seront notés.
Par prof le jeudi 23 janvier 2003 - 15h16:
Les notes font travailler beaucoup d'élèves qui, sinon, ne feraient pas grand chose...
Et les notes peuvent aussi évaluer une démarche sans problème. C'est ce que je fais depuis longtemps dans mon enseignement.
Je rassure Mimi, on ne fait presque plus de par coeur... mais on est passé de trop à trop peu dans ce domaine.
Par Jonathan le jeudi 23 janvier 2003 - 15h39:
Au Canada, les primaires n'ont pas de notes. La suite logique c'est une réforme qui empêche les élèves de doubler une année... Venez ici, et observez le nombre de 15-16 ans qui arrivent au collège et savent à peine lire. Cela affecte même les universités qui doivent adapter leur niveau de cours à ces élèves pratiquement illéétrés... C'est triste. Et c'est une réforme ridicule. Je suis fier d'avoir fait mon école en Suisse parce que le système est différent et bien meilleur que le Canadien. Ne vous abaissez pas à leur niveau.
Par Blaise le jeudi 23 janvier 2003 - 15h43:
A Mimi,
Avec des notes, on ne peut tricher sur l'état de savoir de l'élève. Quand un prof met des notes, elles sont fixées selon un barème vérifiable. Les évaluations non, elle peuvent être mises «à la tête du client».
De plus, personnellement, je n'ai pas été un élève des plus doués, mais j'avais ma mère qui prenait le temps de m'expliquer les matières à problème.
Maintenant, on est confronté à des parents qui se reposent sur les enseignants et qui, en cas de problème scolaire, rejettent sans même une explication la faute sur le(la) prof et sur l'enseignement en général.
Il est très facile de dire que la note est dure et que le(la) prof est injuste! Moi, quand j'arrivais avec une note en dessous de 3, ma mère, car c'était son rôle de parent, cherchait à savoir pourquoi et une fois trouvée la raison elle se donnait la peine de m'expliquer ce qui n'était pas rentré dans ma tête de piaf ou m'engueulait parce que j'avais eu un poil dans la main et avait refusé de réfléchir.
Alors de dire que les notes sont traumatisantes pour nos têtes blondes, c'est un peu trop facile!
Je persiste et signe que les notes restent le moyen le plus neutre et déchiffrable qu'à un enseignant pour faire comprendre tant à l'élève qu'aux parents qu'il y a un problème ou que c'est acquis!
Par Anne le jeudi 23 janvier 2003 - 16h54:
Ce n'est pas seulement un retour aux notes qu'il faut prôner, c'est tout le système d'évaluation qu'il faut revoir. Car le suivi des élèves et le «feedback» aux parents laisse à désirer. Il y a des classes qui ont double évaluation: des notes, plus le dossier du nouveau système et c'est très bien ainsi. Les parents ont plus d'informations et plus souvent aussi.
Par jf roux le vendredi 24 janvier 2003 - 03h03:
Les notes sont indispensables pour encourager la compétition et la performance ce dont les jeunes ont besoin pour lutter dans la vie. Ce n'est pas en repoussant le stress causé par l'effort que les enfants se formeront pour la vie. Au contraire, ils auront des difficultés à s'adapter. Ceci n'empêche pas une évaluation purement pédagogique. Il faut encourager l'accceptation de la lutte, du succès et des échecs. Il faut arrêter de croire que tout le monde est égal intellectuellement. Il faut accepter ses limitations depuis l'enfance et les corriger si possible.
Par nosenfantssontlavenir le vendredi 24 janvier 2003 - 10h32:
J'estime que discuter de l'avantage et de l'existence des notes m'indique une attitude à vouloir éviter les véritables problèmes de l'enseignement genevois. Nous sommes soit-disant dans une époque de communication où tout est valorisé par un prix, une récompense, un grade ou une désignation quelconque.
Il me semble que la volonté de ne plus noter le travail et les résultats des élèves est un indicateur de la faible qualité de l'instruction. Les notes sont un baromètre du climat des connaissances acquises. Résultat: elles sont difficiles à évaluer. Au lieu de penser à éliminer les notes, apportez plus de connaissances à nos enfants et arrêtez de les discriminer, c'est à eux de choisir leur voie quand ils seront prêts. Educateurs, ne faites pas ce que vous refusez aux parents: le choix de l'enfant est en fonction de lui-même et pas d'un service dictatorial qui leur impose une limitation.
Par Gilles le vendredi 24 janvier 2003 - 13h52:
Assez d'accord avec Jonathan.
Une fois de plus ça sent la «réforme pour la réforme» histoire de dire que l'on est à l'avant-garde. Histoire également de dire que l'on a fait quelque chose durant son mandat. Ça sent à plein nez le «concept» destiné à pouvoir jouer sur les résultats éducatifs réels. Comme disent certains dans ce forum, ce n'est pas prioritaire (pour les parents et les enfants)... mais ça l'est peut-être pour d'autres (dont, d'ailleurs ce ne sont pas les enfants, donc vous voyez l'honnêteté de l'implication).
Au risque de me faire traiter de facho (quand on est pas d'accord avec les gens cools et tolérants, on est facho), je crois que, compte tenu du niveau général d'éducation des enfants (faites un tour sur un «chat» pour voir), ce n'est vraiment pas le moment de relâcher la pression.
Au final, les enfants ne sont pas en camp de vacances, ni en thérapie de groupe, ils sont à l'école. Et à l'école, on apprend (oui, je sais c'est une triste réalité, mais voilà, plus tard au travail... on travaillera, etc.) et globalement ça n'a jamais gêné personne.
Par Blaise le vendredi 24 janvier 2003 - 17h04:
Cher Gilles, si en adhérant à vos propos on est facho, alors je suis un facho!
Je suis entièrement d'accord avec vous et j'irais même plus loin; on a appris il n'y a pas si longtemps que ça, par la presse, que Genève était loin d'être un exemple en matière d'enseignement et il me semble que nos politiques l'ont vite oublié!
On a réformé le français, le résultat est que les jeunes ne savent plus écrire le B.A BA du français grâce à l'apprentissage phonétique où les différents sons sont remplacé par un symbole. Ce qui veut dire que le son «ai» sous toutes les formes écrites n'a, en phonétique, qu'un seul et même symbole!
Les maths: Avec l'instauration des maths moderne, au lieu d'apprendre directement que 2+2=4, on les fait passer par les ensembles, les additions en différentes bases, etc...
Ma sur a fait ses débuts à Genève, jusqu'en 2e primaire. Puis, suite à un déménagement, a continué sa scolarité en Valais depuis la 3e primaire, ses camarades avaient au bas mot un an d'avance sur ce qu'elle avait appris à Genève et elle ne faisait pas partie des mauvais!
Maintenant, une grande majorité de parents constatent que les élèves qui sont sous le régime des évaluations sont nettement plus en retard que ceux qui sont encore sous le régime des notes!
Alors arrêtons le massacre de l'éducation!
Par Blaise le vendredi 24 janvier 2003 - 17h37:
Un petit exemple de la réforme:
1960:
Un paysan vend un sac de pommes de terre 100.-
Ses frais de production s'élèvent aux 4/5 du prix de vente.
Quel est son bénéfice?
1970:
Un paysan vend un sac de pommes de terre 100.-
Ses frais de production s'élèvent aux 4/5 du prix de vente, soit 80.-
Quel est son bénéfice?
1970 Maths modèrne:
Un paysan échange un ensemble «P» de pommes de terre contre un ensemble «M» de pièces de monnaies.
Le cardinal de l'ensemble «M» est égal à 100.-, et chaque élément Sygma de «M» vaut 1.-
Dessine 100 gros points représentant les éléments de l'ensemble «M». L'emsemble «F» des frais de production comprend 20 gros points de moins que l'ensemble «M».
Représente «F» comme un sous-ensemble de «M» et donne la réponse à la question:
Quel est le cardinal de l'ensemble «B» des bénéfices?
1980:
Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100.-
Les frais de production s'élèvent à 80.- et le bénéfice est de 20.-
Devoir: Souligne le mot pommes de terre et discutes-en avec ton voisin.
1990:
Un peizan kapitalist sanrichi injustemen de 20.- sur un sac de patat.
Analiz le tekst é recherch lé fote de contenu de gramère d'ortograf de ponktuacion é ansuit di se ke tu panse de cète maniaire de sanrichir.
Voulons-nous que la réforme des notes finisse ainsi? Moi je dit non!
Par Tonio le samedi 25 janvier 2003 - 23h06:
Finalement le désir de l'enseignement est d'impliquer les parents dans le procesus d'apprentissage. Leur donner une place qu'ils ne savent plus prendre. Il y a le pour et le contre.
Des élèves difficiles, il y en a toujours eu. Avant c'était un seul par niveau, maintenant c'est cinq par classe... Alléger le travail des profs pour cibler les élèves en échec éducatif, c'est reculer pour mieux sauter. Pourquoi pas à condition d'assurer la chute. Si le système met en évidence un élève qui sort du lot par sa faible capacité ou par son potentiel, faut-il encore lui proposer une solution adaptée. A-t-on les moyens adaptés?
La rénovation est-elle globale au point de nourrir chaque attente? Il faut certes changer plusieurs facteurs justement décriés précédemment.
Par Skizo le dimanche 26 janvier 2003 - 23h21:
Je suis pour le maintien des notes, car elles sont beaucoup plus explicatives et font tout de suite ressortir les difficultés qu'un enfant peut éprouver dans certaines matières. Néanmoins je pense que les notes, seules, ne sont pas suffisantes pour permettre une évaluation correcte car un enfant qui a eu une bonne note ne veut pas forcément dire qu'il a assimilé le sujet traité.
(...)
Par ZEN le mardi 28 janvier 2003 - 11h05:
Je crois que l'on essaie éternellement de réinventer la roue. Depuis un certain temps déjà on s'évertue à vouloir rendre l'école plus conviviale, plus ergonomique, moins rébarbative, tout cela en pensant que cela va résoudre le problème de la médiocrité scolaire.
Je pense que l'on ferait mieux d'inculquer très tôt le goût de l'effort et du travail, seuls garants à mon avis de l'exellence. Si l'on prend ma génération (35 ans) et celle de nos parents, nul est besoin de préciser qu'à cette époque, l'approche psychologique et pédagogique n'était pas une priorité. Pourtant ceux issus de cette époque sortaient de l'école avec un bon niveau général, notament en français.
Je pense donc que tout le milieu des «profs gauchos» devrait revoir leur copie et ne pas confondre leur rôle d'enseignants et celui d'éternels assistants sociaux.
Par jibi le mardi 28 janvier 2003 - 12h31:
Je me réjouis de savoir que bientôt on mesurera la vitesse des automobilistes par des appréciations du genre: lent, pas très rapide, juste, rapide, etc. Que lorsque vous demanderez combien vous toucherez lors d'une embauche on vous répondra «Assez pour vivre». Vivement les impôts avec mention «payez un peu»!
A mon avis il faut garder les chiffres pour mesurer quelque chose et jeter au panier ces idées farfelues de technocrates prêts à tout pour se faire remarquer.
Par bouffi le mercredi 29 janvier 2003 - 00h00:
J'ai 40 ans et j'ai l'impression de ne pas être de la même génération que celle de zen. A l'époque où j'ai été à l'école, on commençait à se poser la question d'une approche psychologique et individuelle de l'élève et non plus seulement de lui bourrer le crâne. La nouvelle génération de profs (ceux avec qui j'en ai parlé en tout cas) semble d'accord avec la rénovation (entre autres choses la suppression des notes, mais non pas des exigences). Peut-être qu'il faut attendre quelques années pour qu'on arrête de penser que c'était tellement mieux avant et que nos enfants n'apprennent plus rien avec cette méthode. Quant à comparer l'intelligence et la capacité d'apprendre des enfants avec un formulaire fiscal!!!
Par artmon le mercredi 29 janvier 2003 - 14h33:
J'ai réalisé ma scolarité dans 3 différents pays, appartenant à deux différents continents (pas en langue française [...])! Dans mon pays natal (de l'est), le système éducatif, même si pas très axé sur l'analyse personnelle, était très bien structuré; la pédagogie employait une méthode où l'échec était réparable! Les parents ayant un rôle très important dans l'éducation et le soutien de l'enfant. Après, en passant dans un pays de l'Amérique du Sud, je me rend compte qu'ils ont trois à quatre ans de retard par rapport à moi! Et pourtant les notes existaient bien... Donc je crois que la question devrait plutôt se poser autour du niveau du baromètre que l'on considère indispensable pour les différentes matières... Car si en Suisse il faut avoir un 4 sur 6 pour passer, en Espagne il faut un 5 sur 10! Donc la proportion n'est pas la même, et au contraire de ce que la logique nous dicterait d'en conclure, le niveau est largement supérieur à celui de la Suisse!
Je pense aussi que le rôle des enseignants est primordial, non seulement dans l'évaluation, car certes on a tous besoin des repères des chiffres, mais surtout dans leur devoir d'apprendre la «méthodologie» aux élèves, car c'est souvent les utiles qui leur manquent pour réussir...
Par pere le mercredi 29 janvier 2003 - 15h57:
La rénovation c'est aussi quatre ans sans certification, c'est-à-dire que l'on ne sait pas réellement ou en est son enfant avant quatre ans, sauf à croire de fumeuses appréciations. En tant que parent je dis que c'est innacceptable. Et je le vis actuellement.
J'ai lu l'initiative, elle veut un passage annuel non automatique sur la base des notes, assorties de commentaires. Cela me semble correct.
Les syndicats de profs disent qu'on n'a pas assez de moyens (en temps) pour bien faire la rénovation. Les maîtres sont surchargés. Alors comment peuvent-ils être pour la rénovation?
Par piederic le jeudi 30 janvier 2003 - 12h44:
Etant de temps en temps plongé dans le domaine scolaire en tant que remplaçant (pour le moment) j'ai observé, dans le primaire, que la sanction suprême, en fin de compte, c'est la note. C'est un moyen indispensable pour se faire un minimum respecter et pour donner un but à l'élève. J'ai constaté comment le respect et l'obéissance ont pris un sérieux coup ces dernières années à l'école, et je me dis que la situation pourrait être encore pire. Le système actuel n'est sûrement pas parfait, mais certainement le plus efficace. Reste aux enseignants à réapprendre leur travail pour mieux gérer. La note compare les élèves entre eux et constitue un indicateur fiable de leur niveau; de plus, la note ne les lâchera pas dans le courant de leurs études, il est sage de s'y habituer assez tôt.
Par La Panthère Grise le vendredi 31 janvier 2003 - 16h04:
Je m'autorise à écrire que nos enfants ont besoin de compétition et de quelque chose qui permette de ne pas reculer devant l'effort. Les notes sont essentielles pour maintenir la tête de nos poussins hors de l'eau. Alors maintenons les notes à l'école.
A bientôt - Salut
Par Johann le lundi 03 février 2003 - 13h08:
J'ai une amie dont la fille a changé d'école en cours d'année. Elle était dans une école en rénovation. Elle adore l'école. C'est une «bonne» élève. Elle est arrivée dans une école qui n'est pas en rénovation. Elle avait au moins six mois de retard sur le programme de la nouvelle école. Est-il vraiment besoin de faire des commentaires?
Par Blaise le mardi 04 février 2003 - 11h09:
J'ai signé l'initiative et j'invite tous ceux et toutes celles qui veulent maintenir les notes à en faire autant!
Par nat le mercredi 05 février 2003 - 13h32:
Je n'ai pas signé cette pétition et j'invite tout le monde à réfléchir à son implication sur la rénovation de l'école primaire, sur le retour "en arrière" que signifierait la remise en vigueur des notes dont la suppression est dans la majorité des cas bénéfique, comme peuvent en témoigner les parents des enfants qui sont dans les écoles dites "pilotes".
Par Jack Bauer le mercredi 05 février 2003 - 15h59:
Dites, vous ne voulez pas attendre la fin de l'expérience "rénovation" et son évaluation, avant de céder aux arguments populistes de Jean-Romain Putallaz?... Pourquoi cette tendance systématique à vouloir casser une réforme avant terme ?
Par Marcel le mercredi 05 février 2003 - 16h17:
A nat,
Mes enfants sont dans une école "pilotes" et j'ai signé l'initiative de l'ARLE.
A Jack Bauer,
Les «rénovations» des maths et du français devaient être également évaluées après un certain temps. 20 ans après, elles sont toujours enseignées et c'est une catastrophe!
Alors stop aux «rénovations» farfelues!
Par Blaise le jeudi 06 février 2003 - 08h07:
A nat,
Il y a beaucoup de parents ayant des enfants dans une école pilote qui se sont prononcés pour le retour des notes dans ce forum, il vous suffit de faire un petit tour plus bas.
Je suis moniteur et j'encadre des enfants de 11 à 18 ans, et ceux qui sont passés par une école pilote sont vraiment en retard, par rapport à ceux qui sont dans une école dite normale, quand ils franchissent les portes du CO!
Par léonard le jeudi 06 février 2003 - 17h22:
Eh bien je puis vous dire que mes deux enfants sont dans une école primaire non-rénovée. Sommes-nous satisfaits? Pas vraiment, car les enseignantes nous semblent justement trop classiques et rétrogrades dans leur méthode, fermées à la nouveauté, à l'avancement des enfants dans les objectifs d'apprentissage. Les notes, oui, il y en a. Mais tout ce débat est faussé car la note n'est qu'un symbole, une pointe de l'iceberg. La question n'est pas note ou pas note. C'est toute la question de la méthode d'enseignement, des objectifs, de l'évaluation des progrès de l'élève qui est justement posée par la rénovation. Je trouve inconcevable de vouloir conserver une école figée alors que le monde et la société évoluent à vitesse grand V.
Par RedPower le vendredi 07 février 2003 - 11h29:
Je pense que le problème se situe au niveau du rôle de l'école primaire dans notre societé, je m'explique:
Le rôle de l'école primaire est-il de procéder à une séléction pour départager ceux qui accèderont à une formation supérieure ou plutôt d'offrir à chacun un bagage de culture générale de base?
Dans le premier cas, les notes semblent le meilleur outil, mais je pense que l'appréciation mise en place par la rénovation est beaucoup plus adaptée au second objectif. Je pense que c'est celui-là que devrait atteindre l'école primaire obligatoire, la sélection pouvant tout à fait s'effectuer plus tard. D'autre part, je trouve que la position de l'ARLE et son envie de trucider la rénovation avant qu'elle soit mise en place et qu'on puisse évaluer ses bénéfices/désavantages est vraiment contre-productive. Je suis bien placé pour savoir que ces nouvelles méthodes d'evaluation nécessitent de la part des enseignants un effort supplémentaire par rapport au système des notes pour porter ses fruits et je me demande parfois si ce n'est pas ça qui motive ces enseignants à refuser cette réforme.
Par david le vendredi 07 février 2003 - 13h58:
Ecole figée selon certains, je rêve...
Mes enfants ont connu la rénovation du primaire
(ou pendant x mois on ne voit aucun travail, puis pendant 1/4 d'heure un portfolio avec peu de choses dedans avant de parler avec le maître n'en disant guère plus...)
Puis les changements du cycle d'orientation, avec un horaire qui change chaque année par rapport à l'année d'avant et ainsi de suite pour après...
Et on n'arrive même pas à nous répondre sur la suite, tellement il y a eu de changements et que c'est complexe...
Il faut revenir à un peu plus de sérieux (on prétend généraliser ce qui n'est pas en place, donc sans l'avoir tester (c'est faux, puisque des écoles l'ont fait depuis plusieurs années)
et je suis pour les notes...
Par RedPower le vendredi 07 février 2003 - 15h56:
Juste une question pour David: avez-vous suivi un cursus traditionnel ou reformé? Votre grammaire et votre expression écrite laissent voir le résultat de la méthode ;-)
Par Lili le vendredi 07 février 2003 - 18h50:
J'ai fait toutes mes études «pour avoir la moyenne» et pas «pour apprendre quelque chose». Je suis certainement passée à côté du plaisir d'apprendre pour apprendre. Les notes renforcent la compétitivité entre les élèves et le bachotage mais pas l'envie d'apprendre.
Par david le dimanche 09 février 2003 - 20h29:
Par e-mail on écrit vite... Redpower.
Je suis surpris que le modérateur laisse passer ce genre de remarques. Redpower ne répond en rien sur le fond. Aussi cela sera mon dernier message.
Curieux, la volonté des «pro-rénovation» de généraliser ce qui n'a pas été évalué, selon leur propre aveu...
Nos enfants n'ont pas à être des cobayes...
C'est une dérive déjà ancienne du DIP à Genève
qu'il faut faire cesser.
La grande majorité des parents que je connais dans l'école en rénovation sans notes où ont été mes enfants, sont pour les notes après avoir vu les conséquences de ce laxisme avec le passage au CO.
A bon entendeur...
Par Steve le lundi 10 février 2003 - 10h31:
Pour Lili:
Je suis aussi d'accord avec vous, je pense n'avoir pas eu la bonne approche de certains cours.
Toutefois, je suis persuadé que c'est plus tard que l'on se rend compte de ce genre de chose, et sur le moment, note ou pas, comme on est des gamins ou des ados, on voit les choses différemment.
Je suis toutefois persuadé que les notes sont le seul moyen de «quantifier» un sujet à apprendre.
J'aimerais juste ajouter que les notes n'enlèvent pas le plaisir d'étudier. Au contraire,
après avoir eu un 6/6 dans un test, cela donne au contraire une magnifique caresse à sa bonne humeur et à sa fierté et cela donne envie de continuer dans la même voie.
À David:
Je suis d'accord avec vous.