Ecole, devoir de réserve et fonction publique

 éditorial par Arthur Grosjean

in Logo TG - www.tdg.ch - le 10 mars 2006



La guerre scolaire sur les notes à l'école primaire dure depuis des mois à Genève. Le Grand Conseil vient de voter un projet de loi qui heurte la pratique d'enseignement telle que la souhaite Charles Beer. Celui-ci a vertement critiqué ce texte élaboré par la droite. Les électeurs trancheront cet automne et la querelle idéologique sera vidée.

C'est dans ce contexte un peu tendu que le Département de l'instruction publique envoie une information à tous ses employés où l'on découvre une pseudo-interview du directeur de l'école primaire qui démolit notamment le projet du parlement et invite assez clairement à lui opposer un non dans les urnes.

Cela pose indiscutablement un problème. Autant Charles Beer, élu socialiste, a une légitimité politique à descendre en flammes un projet, autant un haut fonctionnaire, garant de l'impartialité de l'Etat, a un devoir de réserve avant un scrutin.

Ou alors on considère désormais que les hauts cadres doivent penser et agir comme leur chef de département. Dans ce cas, ils devront céder leur place en cas de changement de ministre. Comme aux USA. Est-ce bon? Chacun jugera.
Le directeur du primaire ne voit pas le problème. Il juge son point de vue «parfaitement objectif». Une propagande objective, un nouveau concept est né au DIP.



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