Votation de 3 mars 2013
Objet
Acceptez-vous la loi instituant la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG) (10847), du 14 septembre 2012 ?
Prise de position
L'ARLE soutient la loi de fusion des caisses de pension, loi combattue par un referendum dangereux et malvenu. Le risque d'échec d'une telle fusion, risque réel, serait de nature à conduire l'école publique dans une ornière dommageable. Pour plus de détails, voir ce document (format PDF).
Nouvelle méthode de lecture en 3P-4P
L'ARLE salue l'adoption de la nouvelle méthode de lecture pour l'ensemble des élèves de 3P et 4P (anciennes 1P et 2P) du canton de Genève depuis la rentrée 2012.
Pour les 3P, l'ouvrage est intitulé "A l'école des albums" (manuel: ISBN 9782725626086, Editions Retz et cahier: ISBN 9782725626093). Pour les 4P: "A l'école des livres" (manuel: ISBN 978-2-7256-2816-5, Editions Retz).
Il s'agit d'une nouvelle méthode d'apprentissage de la lecture conciliant entrée en littérature enfantine et apprentissage du code organisé, méthodique et surtout syllabique.
Pour l'élève, il est prévu un manuel et deux cahiers d'exercices;
pour l'enseignant et la classe : un imagier, des panneaux référents, un guide pédagogique, un CD-ROM Fichier de différenciation et un pack de 9 albums.
Les points forts de cette nouvelle méthode sont :
- l'articulation entre la connaissance des lettres et des sons;
- la maîtrise du décodage;
- la compréhension des messages écrits et des codes spécifiques de la langue.
Les élèves apprennent à :
- identifier les mots;
- comprendre le fonctionnement du système alphabétique;
- développer la compréhension des phrases et des textes;
- enrichir la culture de l'écrit
- consolider la maîtrise du code alphabétique et la compréhension de l'écriture.
Grâce à une découverte progressive, rassurante et motivante des correspondances entre lettres et sons, le déchiffrage se met rapidement en place.
Pour motiver la lecture et accéder à un minimum de sens, la méthode propose un entraînement à la reconnaissance directe de quelques mots fréquents du français (il y a, un, une, ...).
Les albums sont aussi prévus comme lecture en classe et à redécouvrir à la maison pour le plaisir de lire.
Les cahiers d'exercices permettent des activités ritualisées en guise d'entraînement quotidien (écrire des lettres/groupes de lettres, syllabes, mots, copie de phrases courtes pour la compréhension d'un passage clé de l'histoire, écrits personnels pour développer la maîtrise de la langue écrite, ...).
Après avoir oeuvré durant plus d'une décennie pour dénoncer les méfaits des méthodes globales ou semi-globales et l'absence d'une méthode syllabique de lecture commune au sein de nos écoles, l'ARLE et sa commission lecture ne peuvent que se réjouir et se féliciter de la décision du DIP d’imposer enfin des moyens d'enseignement de la lecture efficaces au primaire.
Communiqué de presse de l'ARLE du 03.10.2012
COMMUNIQUE DE PRESSE
L'ARLE a pris connaissance avec satisfaction de la Motion déposée au Grand Conseil demandant plus de cohérence dans les profils de maturité.
En effet, depuis plus de quinze ans, l'application genevoise de l'ordonnance fédérale sur les certificats de maturité (ORM 95) a montré ses limites. A trop ouvrir les possibilités d'options, notre maturité à la carte se retrouve déconnectée du Cycle d'orientation qui, de son côté, est en train de revenir aux sections, et elle a perdu son intelligibilité pour les hautes écoles auxquelles elle donne accès en priorité.
Les autres cantons ont, à l'époque déjà, opté pour plus de restriction dans les choix possibles, et leurs résultats sont meilleurs en ce sens que les certificats délivrés sont plus homogènes. Genève a choisi d'ouvrir tout grand l'éventail proposé par l'ORM 95. Elle a eu tort.
Résultats de cette excessive « optionite » : une perte de colonne vertébrale pour les élèves par dispersion des disciplines ; un manque de lisibilité pour les Universités et EPF ; une rupture de continuité entre un CO à sections et un collège à la carte ; un coût supplémentaire pour le contribuable. Bref, à part pour le confort individuel de l'élève qu'on a voulu mettre au centre, que des désavantages pour tout le monde.
Il est temps de revenir à des profils cohérents, assortis d'un jeu d'options liées à l'Option spécifique. Cette Motion est donc attendue avec impatience par tous les milieux concernés et l'ARLE la salue.
Le président :
Philippe JOBIN
Communiqué de presse de l'ARLE du 27.09.2012
COMMUNIQUE DE PRESSE
L'Association Refaire l'Ecole soutient la proposition de Motion récemment déposée demandant que les directeurs d'établissements primaires consacrent une partie de leur temps de travail à l'enseignement.
En effet, en ces périodes de turbulence économique, il est souhaitable que tous participent à l'effort commun pour ne pas augmenter la dette publique. Les directeurs primaires n'ont jamais prouvé leur réelle utilité dans toutes les écoles. Qui plus est, la fonction de directeur d'établissement a été justifiée non seulement par l'avantage d'offrir une plus grande homogénéité dans la gestion des différents établissements mais encore par plus grande proximité avec les parents d'élève.
Or, on a appris les dysfonctionnements de ces directeurs. Ainsi, par exemple, suite à la fusion de deux écoles de Meyrin (Bellavista et Boudines) la directrice, auparavant en charge de 15 classes à Bellavista (école en réseau prioritaire), a subitement été remplacée par une autre directrice qui dorénavant est responsable d'une trentaine de classes sans que cela ne semble poser problème ! Ce qui signifie que pendant 4 ans, il y avait deux directeurs en poste pour effectuer le même travail...
Autre exemple : l'établissement scolaire, dont le directeur actuellement candidat au conseil administratif de la Ville de Genève travaille à 70 %, devrait pouvoir « bénéficier » de l'indispensable présence directoriale si vantée. Qu'en est-il des 30 % laissés vacants ? On peine à comprendre comment un cahier des charges si contraignant peut être pareillement allégé lorsqu'il s'agit de l'appliquer. Et ce n'est pas le seul cas de directeurs à temps partiel.
Ces directeurs bénéficient en plus de maîtres adjoints sur lesquels ils peuvent se décharger à volonté puisque le cahier des charges de ces maîtres adjoints est à peu de choses près le même que le leur.
Soyons sérieux ! Genève doit s'inspirer de l'exemple de tous les cantons suisses où les directeurs primaires n'ont pas perdu le contact avec la réalité des classes, et l'ARLE demande que les directeurs payés en classe 24 soient astreints à enseigner à mi-temps. Elle soutient donc une proposition de Motion pleine de bon sens.
Le président :
Philippe JOBIN