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2010

L’Etat a ébauché un Cycle à sections «exigeant, mais pas plus sélectif» PDF Imprimer Envoyer
Article publié dans la Tribune de Genève - www.tdg.ch - du 09/02/2010

JÉRÔME FAAS

ÉDUCATION | L’avant-projet de règlement est fini. L’Etat le met en consultation.

Le retour des sections au Cycle d’orientation (CO), c’est pour la rentrée 2011. «Les normes d’entrée vont changer de manière profonde, expose Pierre-Yves Jornod, directeur adjoint du Service de la scolarité du CO. Il est donc essentiel que les élèves qui entreront en 6e primaire en septembre en aient connaissance.» Le Département de l’instruction publique (DIP) tient à ce qu’ils sachent avec précision quels résultats seront requis pour accéder à tel ou tel regroupement. L’avant-projet de règlement a ainsi été mis en consultation hier.

Le Conseil d’Etat projette d’avaliser une version définitive en mai.

Les grands principes

«Un Cycle exigeant pour tous, mais pas plus sélectif», voilà ce qu’annonce Georges Schürch, directeur général du CO.

En clair, le DIP désire qu’au terme de la scolarité obligatoire, le pourcentage d’élèves ayant accès à des études longues reste stable.

C’est le système d’orientation qu’il espère bouleverser. Aujourd’hui, le Cycle compte deux regroupements, A (fort) et B (faible). «Entre 75 et 80% des élèves entrent au Cycle dans le regroupement A», observe le directeur. Tous ne peuvent y rester, «ce qui provoque une réorientation principalement négative, dite dégoulinante».

En 2011, avec trois regroupements en 7e puis trois sections dès la 8e, moins d’adolescents accéderont d’emblée aux regroupements les plus forts. Mais le DIP espère réorienter, cette fois vers le haut un bon nombre d’élèves présentant initialement moins de facilités.

«Le concept est d’aboutir à une orientation promotionnelle.»

Les normes d’accession

Les seuils minimaux d’entrée au Cycle resteront inchangés: il s’agira d’obtenir 3 en français et en mathématiques. «Demain, nous n’accueillerons ni plus ni moins d’élèves qu’aujourd’hui», résume Manuel Schüle, directeur du Service de la scolarité du CO. Apparaissent, en revanche, de nouvelles exigences pour accéder aux regroupements moyens et forts (lire l’encadré ci-contre).

La moyenne

La moyenne s’établira à 4, comme à l’école primaire et au postobligatoire. Jusqu’à présent, elle se fixait à 3,5, «une exception romande», note Manuel Schüle. «Cela ne signifie pas qu’on sera plus sélectif: les barèmes seront adaptés. Si, aujourd’hui, un enseignant décide qu’il faut 22 points à tel test pour avoir 3,5, demain, pour ces mêmes 22 points, il mettra 4.»

Les normes de promotion

Obtenir 4 dans toutes les disciplines est la norme de base pour être promu. Différentes dérogations sont possibles (lire l’encadré). En fin de 7e ou de 8e, l’élève qui présente une moyenne générale d’au moins 4,8 et pas plus d’une branche insuffisante pourra rejoindre une section plus exigeante.

Les passerelles


C’est le dispositif clé du nouveau Cycle. «Aujourd’hui, si les élèves atteignent les normes pour rejoindre un regroupement plus exigeant, aucune structure d’appui n’est mise en place» pour l’aider à réussir la transition, détaille Pierre-Yves Jornod. Le DIP n’a cependant pas encore arrêté la forme définitive que prendront ces passerelles. Il cite, pêle-mêle, des stages dans les futures sections, des cours supplémentaires, des appuis d’été, des tutorats, des appuis personnalisés… «Le financement de ces passerelles sera une des conditions de leur succès», déclare Manuel Schüle. Près de 33 millions supplémentaires par an sont inscrits au plan financier quadriennal de l’Etat dès 2011. Il restera au Grand Conseil à valider cette dépense.

 


Les exigences en détail

Accession aux regroupements.

Pour accéder au regroupement faible, l’élève devrait avoir obtenu au moins 3 en français I, français II et mathématiques.
Pour intégrer le regroupement moyen, il devrait pouvoir présenter au moins deux 3,5 et un 4 dans ces trois branches.
Le regroupement fort lui serait ouvert en cas d’obtention d’au moins deux 4,5 et d’un 5.

Promotion d’un degré à l’autre.

Pour être promu, la norme est le 4 dans chaque branche.
Des dérogations seraient prévues: trois notes entre 3,5 et 3,9 seraient tolérées; ou une note entre 3,5 et 3,9 et une autre entre 3 et 3,4; ou enfin une note entre 2,5 et 2,9.
Il existerait néanmoins trois contraintes intangibles: le minimum exigé en français et mathématiques serait fixé à 3,5. La moyenne générale devrait atteindre 4; et la moyenne des branches principales, qui font leur grand retour, devrait être, elle aussi, d’au moins 4. JFA


 

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Nov

2001

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